Comment évaluer la valeur d’une carte postale ancienne ?

Pourquoi le prix d’une carte postale varie de quelques centimes à plusieurs centaines d’euros?

Une carte prend de la valeur dès lors qu’elle représente des métiers, des monuments, des lieux aujourd’hui disparus. Par exemple, un marchand de légumes cotera moins, à qualité photographique et à époque égales, qu’un montreur d’ours ou qu’un porteur d’eau. La photo d’un monument détruit sera également recherchée par les collectionneurs.

L’état général de la carte doit être irréprochable. Le moindre défaut ou déchirure peut faire perdre la moitié, voire la totalité, de sa valeur marchande. Une tolérance par l’acheteur est acceptée si la carte est vraiment recherchée et rare. Continuer la lecture de « Comment évaluer la valeur d’une carte postale ancienne ? »

Histoire de la carte postale ancienne à travers les âges

Les cartes postales font partie de notre patrimoine et sont le témoignage direct et visuel d’une nostalgie d’une époque passée. Elles continuent à attirer de nombreux collectionneurs, car cette passion reste financièrement accessible aux petites bourses, bien que les prix puissent monter à plusieurs centaines d’euros pour une carte.

Contrairement à beaucoup d’objets anciens, il est rare de trouver des faux. L’explication est simple: un faussaire ne rentabiliserait pas son investissement! Il existe cependant quelques faux, mais ils sont facilement repérables. La carte est souvent imprimée d’un seul côté et la qualité du papier, ainsi que l’aspect général, ne laissent aucun doute sur sa contrefaçon. Même un novice peut le détecter facilement.

Avant de comprendre quels sont les critères de valeur d’une carte postale, voyons son évolution à travers le temps. Continuer la lecture de « Histoire de la carte postale ancienne à travers les âges »

Evolution de la tapisserie d’Aubusson au fil du temps

Délaissée lors de la Révolution, la tapisserie d’Aubusson est revenue à la mode au cours du XXe siècle et plus précisément lors de son inscription par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2009. Le terme Aubusson est tellement célèbre qu’il est devenu un nom commun en France.

En se promenant au gré des vieilles rues pavées, il est possible d’entendre le chant mécanique des machines des ateliers de filature résonner. Les commandes affluent du monde entier, et ces ateliers créent des tapisseries modernes, des créations artistiques contemporaines ou reproduisent des tapisseries anciennes selon les demandes. Aubusson représente aujourd’hui un centre et un coeur actifs de l’industrie de la tapisserie.

Nous vous invitons à parcourir les ateliers d’Aubusson, cité médiévale située au coeur de la Creuse…

Un petit tour historique
Les premières tapisseries connues sous le nom d’Aubusson datent de 1501 et ont été créés par les frères Augeraing. Ces créateurs lissiers tissèrent des motifs représentant des « verdures », des scènes de chasse (à la licorne, au loup, au sanglier…) ou de scènes religieuses et mythologiques.

A partir du XVIIe siècle, les peintres jouèrent un rôle important et réalisèrent de nombreux modèles, et ce, avant même que la tapisserie ne reçoive le titre de Manufacture royale en 1665.

La Révolution marque un coup d’arrêt brutal pour la tapisserie. Elle rebondit au XXe siècle grâce notamment au peintre Jean Lurçat qui abordera la tapisserie avec de nouvelles techniques modernes. Ce précurseur entraînera d’autres artistes peintres dans son sillage, et non des moindres, comme Le Corbusier, Picasso, Dali…
Comment reconnaître une tapisserie d’Aubusson ?
Dans le tissage, la marque de l’atelier doit figurer (M.R. Daubusson, ou M.R. de Felletin).

A partir du XXe siècle, en complément de la marque de l’atelier doivent figurer la signature de l’artiste et le numéro de tissage. On trouve ces informations à l’intérieur d’une petite pièce cousue sur l’envers de la tapisserie.

Les tapisseries d’Aubusson sont les chef-d’oeuvre de six siècles de créativité d’artistes anonymes comme des plus grands comme Braque, Le Corbusier, Lurçat… La technique de tissage a certes évolué mais la technique ancestrale des maîtres lissiers n’est pas oubliée. Des verdures du Moyen Age aux représentations contemporaines, la tradition Aubusson transcende les siècles. De nombreuse commandes d’état pour des musées, des cathédrales ou des commandes privées continuent à faire vivre cet art. Cette tradition perdure aujourd’hui pour la plus grande joie des passionnés et des amoureux du tissage.

Pour terminer sur un petit clin d’oeil… Après la lecture de ce texte, l’expression populaire et peu flatteuse «faire tapisserie» ne fera plus partie de votre vocabulaire !

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Journée type d’un antiquaire

L’antiquaire est considéré comme un commerçant et donc tient souvent un magasin. Il assure la gestion administrative et accueille la clientèle. Il est souvent amené à se déplacer car il doit acheter les pièces, les authentifier, les livrer. Mais il ne doit pas oublier également de se documenter sur les nouveautés, fréquenter les musées, les salles des ventes, les salons des antiquaires pour se tenir informé. Cela lui permet de garder aussi contact avec ses collègues qui ne sont pas des concurrents car les pièces sont souvent uniques. D’ailleurs beaucoup d’échanges se pratiquent entre antiquaires professionnels.

Administrativement et afin de retracer tout objet, il a l’obligation de tenir un livre de police sur lequel chaque pièce doit être référencée avec l’identité des vendeurs.

Il est en mesure de délivrer un certificat d’authenticité ce qui le différencie du brocanteur dans ce domaine.

Un antiquaire n’est pas qu’un simple revendeur mais peut être considéré comme une véritable encyclopédie vivante.

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Faut-il un diplôme pour vendre des antiquités ?

Les antiquaires sont avant tout des professionnels, passionnés par l’art et l’esthétique des objets. Mais la passion des vieux et beaux objets est essentielle, mais elle ne suffit pas.

Leur principale activité est d’acheter et de vendre des objets ou meubles anciens, qu’ils peuvent éventuellement avoir préalablement restaurés. Cette profession demande une connaissance assez soutenue en histoire de l’art, des époques afin de pouvoir authentifier les pièces. Cette connaissance est primordiale, car l’antiquaire met en jeu sa responsabilité lors d’une vente et peut être poursuivi pénalement. Il doit donc être en mesure de détecter les copies et les faussaires.

Comment devient-on antiquaire ?
Aucun diplôme n’est exigé pour exercer cette profession. Cependant, il est difficile de pratiquer ce métier, de façon sérieuse, sans avoir suivi au préalable les enseignements d’un professionnel chevronné pendant plusieurs années. Rien ne vaut l’apprentissage sur le terrain pour déjouer les pièges multiples dans ce domaine.

Une mise de fond importante est nécessaire compte tenu de la valeur des objets. Pour cette raison, certains antiquaires démarrent souvent comme brocanteurs, ou investissent des fonds propres venant d’un héritage. Il est donc évident que pour son propre avantage, l’antiquaire ne doit pas se tromper.

Le SNCAO et le SNA sont deux types d’organisations professionnelles qui publient les statuts et les règles de la profession. Ces syndicats défendent une éthique de la profession et l’antiquaire peut s’affilier et les contacter en cas de litige.

Curriculum vitae du parfait antiquaire
Le savoir et les connaissances se transmettent souvent au sein d’une même famille. Autrement, une formation en histoire de l’art, niveau bac + 3 à l’université, à l’école du Louvre ou à l’école Boulle est vivement conseillée. Plusieurs écoles privées proposent également des formations en commerce de l’art.

La pratique de l’anglais est un atout supplémentaire sur un marché qui s’internationalise de plus en plus. Le sens relationnel est important. Il existe à cet effet une licence pro commerce, option antiquaire.

En résumé, à moins d’avoir bercé toute son enfance dans ce milieu privilégié, ce type de carrière ne s’improvise pas.

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