Conseils pour marchander en brocante

En brocante, la règle de l’offre et de la demande régule le système des prix. Si la demande est forte et l’objet est rare, le prix sera alors élevé et vice-versa. Un marchandage réussi est une négociation intelligente qui demande une bonne connaissance du marché. Si la personne fait une proposition à un prix trop bas, cela risque de vexer le marchand qui préfèrera conserver son bien, pour le vendre plus tard à un prix correct. Dévaloriser un bien n’est donc pas une bonne tactique!
D’ailleurs, il est utile de rappeler qu’entre professionnels, par exemple entre un brocanteur et un antiquaire, la notion de marchandage n’existe pas. Il est question de vente où chacun va pouvoir réaliser son bénéfice.

Quelle est la bonne technique pour négocier un prix en brocante ?
Le principe général, communément utilisé, qui consiste à commencer à un prix très bas pour monter progressivement n’est pas forcément une bonne règle à suivre.
Il existe des barèmes, assez précis, en matière de négociation en brocante. Par exemple, si on vous annonce un objet à 5 euros, demandez-le à 3 et vous pourrez l’acquérir certainement à 4 euros.
La négociation est différente concernant un meuble affiché à un prix de 350 euros. Dans ce cas, vous pouvez faire une proposition à 300 euros. Si ce meuble est affiché à 380 euros, il est probable que le vendeur le laissera partir à 350 euros. Les tranches de négociation sont psychologiques, c’est à dire de 380 euros on passe à 350 et de 350 euros on passe à 300 euros. En résumé, il sera difficile d’acheter un meuble à moitié de sa valeur, il ne faut pas rêver ! Le brocanteur étudie son prix avant de l’afficher et marchander ne signifie pas diviser le prix par deux.
Si vous n’êtes pas satisfait de votre négociation, retournez voir le vendeur en fin de matinée ou en fin de journée au moment du remballage. En règle générale, ils détestent remballer les objets à cause de la manutention et également du risque de casse. Ils préfèrent souvent vendre surtout si vous avez une attitude sympathique. Il est évident que, vous aurez plus de chances d’obtenir ce que vous désirez, si vous adoptez un comportement agréable, aimable et souriant.
Vous pouvez également insister sur le fait qu’un objet a une rayure ou une fêlure. Mettez ces défauts en valeur pour faire baisser le prix.

A lire astuces pour chiner en brocante

Le principe essentiel est de rester courtois et de ne pas dévaloriser la marchandise.

Prix d’une poupée ancienne

A quelle valeur peut-on estimer ces bijoux ?
Le prix d’un objet est évalué en fonction de différents critères comme la qualité de la fabrication mais aussi la signature de l’artiste. Les premières poupées fabriquées n’ont pas de signature, ce qui pose un problème d’authentification.

Les plus recherchées sont les poupées de la maison Jumeau, un maître créatif français du XIXe siècle. Continuer la lecture de « Prix d’une poupée ancienne »

Histoire de la poupée Jumeau : comment la reconnaitre ?

Le terme « poupée » aujourd’hui évoque un jouet, un objet de consommation très banal offert aux petites filles lors des fêtes. En revanche, pour les collectionneurs, quand on parle de poupées, cela évoque une autre image : des pièces anciennes qui représentent la beauté, la délicatesse, la fragilité, la rareté. Il est très difficile de trouver ces poupées de collection, surtout en bon état, car souvent les ravages du temps les ont endommagées. Les belles pièces sont de ce fait très rares et donc onéreuses.

Quelles sont les particularités de cette fabrication d’un autre temps, à travers l’appréciation du travail de l’un des plus fameux fabricants français du XIXe siècle, la maison Jumeau. Continuer la lecture de « Histoire de la poupée Jumeau : comment la reconnaitre ? »

Comment évaluer la valeur d’une carte postale ancienne ?

Pourquoi le prix d’une carte postale varie de quelques centimes à plusieurs centaines d’euros?

Une carte prend de la valeur dès lors qu’elle représente des métiers, des monuments, des lieux aujourd’hui disparus. Par exemple, un marchand de légumes cotera moins, à qualité photographique et à époque égales, qu’un montreur d’ours ou qu’un porteur d’eau. La photo d’un monument détruit sera également recherchée par les collectionneurs.

L’état général de la carte doit être irréprochable. Le moindre défaut ou déchirure peut faire perdre la moitié, voire la totalité, de sa valeur marchande. Une tolérance par l’acheteur est acceptée si la carte est vraiment recherchée et rare. Continuer la lecture de « Comment évaluer la valeur d’une carte postale ancienne ? »

Histoire de la carte postale ancienne à travers les âges

Les cartes postales font partie de notre patrimoine et sont le témoignage direct et visuel d’une nostalgie d’une époque passée. Elles continuent à attirer de nombreux collectionneurs, car cette passion reste financièrement accessible aux petites bourses, bien que les prix puissent monter à plusieurs centaines d’euros pour une carte.

Contrairement à beaucoup d’objets anciens, il est rare de trouver des faux. L’explication est simple: un faussaire ne rentabiliserait pas son investissement! Il existe cependant quelques faux, mais ils sont facilement repérables. La carte est souvent imprimée d’un seul côté et la qualité du papier, ainsi que l’aspect général, ne laissent aucun doute sur sa contrefaçon. Même un novice peut le détecter facilement.

Avant de comprendre quels sont les critères de valeur d’une carte postale, voyons son évolution à travers le temps. Continuer la lecture de « Histoire de la carte postale ancienne à travers les âges »

Evolution de la tapisserie d’Aubusson au fil du temps

Délaissée lors de la Révolution, la tapisserie d’Aubusson est revenue à la mode au cours du XXe siècle et plus précisément lors de son inscription par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2009. Le terme Aubusson est tellement célèbre qu’il est devenu un nom commun en France.

En se promenant au gré des vieilles rues pavées, il est possible d’entendre le chant mécanique des machines des ateliers de filature résonner. Les commandes affluent du monde entier, et ces ateliers créent des tapisseries modernes, des créations artistiques contemporaines ou reproduisent des tapisseries anciennes selon les demandes. Aubusson représente aujourd’hui un centre et un coeur actifs de l’industrie de la tapisserie.

Nous vous invitons à parcourir les ateliers d’Aubusson, cité médiévale située au coeur de la Creuse…

Un petit tour historique
Les premières tapisseries connues sous le nom d’Aubusson datent de 1501 et ont été créés par les frères Augeraing. Ces créateurs lissiers tissèrent des motifs représentant des « verdures », des scènes de chasse (à la licorne, au loup, au sanglier…) ou de scènes religieuses et mythologiques.

A partir du XVIIe siècle, les peintres jouèrent un rôle important et réalisèrent de nombreux modèles, et ce, avant même que la tapisserie ne reçoive le titre de Manufacture royale en 1665.

La Révolution marque un coup d’arrêt brutal pour la tapisserie. Elle rebondit au XXe siècle grâce notamment au peintre Jean Lurçat qui abordera la tapisserie avec de nouvelles techniques modernes. Ce précurseur entraînera d’autres artistes peintres dans son sillage, et non des moindres, comme Le Corbusier, Picasso, Dali…
Comment reconnaître une tapisserie d’Aubusson ?
Dans le tissage, la marque de l’atelier doit figurer (M.R. Daubusson, ou M.R. de Felletin).

A partir du XXe siècle, en complément de la marque de l’atelier doivent figurer la signature de l’artiste et le numéro de tissage. On trouve ces informations à l’intérieur d’une petite pièce cousue sur l’envers de la tapisserie.

Les tapisseries d’Aubusson sont les chef-d’oeuvre de six siècles de créativité d’artistes anonymes comme des plus grands comme Braque, Le Corbusier, Lurçat… La technique de tissage a certes évolué mais la technique ancestrale des maîtres lissiers n’est pas oubliée. Des verdures du Moyen Age aux représentations contemporaines, la tradition Aubusson transcende les siècles. De nombreuse commandes d’état pour des musées, des cathédrales ou des commandes privées continuent à faire vivre cet art. Cette tradition perdure aujourd’hui pour la plus grande joie des passionnés et des amoureux du tissage.

Pour terminer sur un petit clin d’oeil… Après la lecture de ce texte, l’expression populaire et peu flatteuse «faire tapisserie» ne fera plus partie de votre vocabulaire !

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Journée type d’un antiquaire

L’antiquaire est considéré comme un commerçant et donc tient souvent un magasin. Il assure la gestion administrative et accueille la clientèle. Il est souvent amené à se déplacer car il doit acheter les pièces, les authentifier, les livrer. Mais il ne doit pas oublier également de se documenter sur les nouveautés, fréquenter les musées, les salles des ventes, les salons des antiquaires pour se tenir informé. Cela lui permet de garder aussi contact avec ses collègues qui ne sont pas des concurrents car les pièces sont souvent uniques. D’ailleurs beaucoup d’échanges se pratiquent entre antiquaires professionnels.

Administrativement et afin de retracer tout objet, il a l’obligation de tenir un livre de police sur lequel chaque pièce doit être référencée avec l’identité des vendeurs.

Il est en mesure de délivrer un certificat d’authenticité ce qui le différencie du brocanteur dans ce domaine.

Un antiquaire n’est pas qu’un simple revendeur mais peut être considéré comme une véritable encyclopédie vivante.

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Faut-il un diplôme pour vendre des antiquités ?

Les antiquaires sont avant tout des professionnels, passionnés par l’art et l’esthétique des objets. Mais la passion des vieux et beaux objets est essentielle, mais elle ne suffit pas.

Leur principale activité est d’acheter et de vendre des objets ou meubles anciens, qu’ils peuvent éventuellement avoir préalablement restaurés. Cette profession demande une connaissance assez soutenue en histoire de l’art, des époques afin de pouvoir authentifier les pièces. Cette connaissance est primordiale, car l’antiquaire met en jeu sa responsabilité lors d’une vente et peut être poursuivi pénalement. Il doit donc être en mesure de détecter les copies et les faussaires.

Comment devient-on antiquaire ?
Aucun diplôme n’est exigé pour exercer cette profession. Cependant, il est difficile de pratiquer ce métier, de façon sérieuse, sans avoir suivi au préalable les enseignements d’un professionnel chevronné pendant plusieurs années. Rien ne vaut l’apprentissage sur le terrain pour déjouer les pièges multiples dans ce domaine.

Une mise de fond importante est nécessaire compte tenu de la valeur des objets. Pour cette raison, certains antiquaires démarrent souvent comme brocanteurs, ou investissent des fonds propres venant d’un héritage. Il est donc évident que pour son propre avantage, l’antiquaire ne doit pas se tromper.

Le SNCAO et le SNA sont deux types d’organisations professionnelles qui publient les statuts et les règles de la profession. Ces syndicats défendent une éthique de la profession et l’antiquaire peut s’affilier et les contacter en cas de litige.

Curriculum vitae du parfait antiquaire
Le savoir et les connaissances se transmettent souvent au sein d’une même famille. Autrement, une formation en histoire de l’art, niveau bac + 3 à l’université, à l’école du Louvre ou à l’école Boulle est vivement conseillée. Plusieurs écoles privées proposent également des formations en commerce de l’art.

La pratique de l’anglais est un atout supplémentaire sur un marché qui s’internationalise de plus en plus. Le sens relationnel est important. Il existe à cet effet une licence pro commerce, option antiquaire.

En résumé, à moins d’avoir bercé toute son enfance dans ce milieu privilégié, ce type de carrière ne s’improvise pas.

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