Lampe soleil de Georges Pelletier

Georges Pelletier : céramiste des lampes Soleil (1938-2024)

Georges Pelletier : le céramiste qui a mis le soleil dans nos salons

Tu fouilles une brocante, et une lampe en céramique ajourée, émaillée d’or, te fait de l’œil. Retourne-la : si tu lis « Pelletier » sous le pied, tu tiens peut-être une pièce de Georges Pelletier, l’un des céramistes les plus recherchés du design français.

Qui était Georges Pelletier ?

Georges Pelletier est né le 9 octobre 1938 à Schaerbeek, près de Bruxelles, et il est mort le 12 février 2024. Il a bâti sa réputation sur des luminaires en céramique qui tiennent autant de la sculpture que de la lampe.

Une formation précoce, libre et moderne

À douze ans, il entame sa formation de céramiste à l’école du Pioulier, à Vence, fondée par Célestin Freinet. Il monte à Paris en 1953, à quinze ans, puis se forme au dessin à l’Académie Charpentier entre 1954 et 1956.

Des débuts au marché aux puces de Saint-Ouen

En 1961, il ouvre son premier atelier parisien et vend ses lampes en céramique aux Puces de Saint-Ouen. Les brocanteurs ont donc lancé sa carrière : un joli clin d’œil pour un blog comme le nôtre.

Les années Roche Bobois : le tournant des années 60-70

Roche Bobois repère son travail et édite ses collections de luminaires entre 1961 et 1973. Il collabore aussi avec la Maison Tournaire sur une série limitée de luminaires en céramique et métaux précieux. En 1973, il ouvre un nouvel atelier à Cannes.

Les lampes Soleil : une signature reconnaissable

Émaux, perforations et dorures forment l’esthétique propre à la maison Pelletier ; ses « lampes-soleils » sont à la fois sculptures et luminaires. Allumée, une lampe ajourée projette une lumière chaude et découpée sur le mur : c’est ce qui la rend si désirable.

Lampe soleil de Georges Pelletier

Le double éclairage

Certaines pièces cachent une seconde source lumineuse. Une lampe attribuée à Pelletier réunit ainsi une lumière sous l’abat-jour et une lumière intérieure qui diffuse une clarté douce. Les vendeurs en font un argument de choix.

Une histoire qui continue

Son fils Benjamin, né en 1979, formé dans l’atelier paternel, poursuit l’héritage familial. Attention donc aux pièces récentes : date toujours l’objet avant d’acheter.

Combien coûte une pièce de Georges Pelletier ?

Sur les galeries d’antiquaires en ligne, les prix demandés vont de 450 € pour une grande coupe sur pied émaillée à 1 100 € pour une lampe ajourée des années 60-70. Ce sont des prix de vente affichés, pas des cotes d’enchères : compte une marge de négociation en brocante, et des prix plus élevés pour les grandes lampes Soleil en galerie spécialisée

Comment reconnaître une vraie pièce en brocante ?

detail lampe georges pelletier
  1. 1 Cherche la signature. Une lampe Soleil des années 60 porte la signature « Pelletier ». D’autres pièces affichent une signature dorée manuscrite.
  2. Examine l’état. Fêles, éclats, câblage d’origine : fais vérifier l’installation électrique avant de brancher.
  3. Compare avec les motifs connus. Cabochons en relief, ajours, émaux or et cuivre.
  4. Fais authentifier les pièces importantes. Certaines galeries s’appuient sur l’agent de l’artiste pour confirmer l’authenticité.
  5. Méfie-toi des attributions. Plusieurs annonces écrivent « attribué à » et parlent de Vallauris, alors que la biographie de l’artiste se situe à Paris puis à Cannes.

FAQ : Georges Pelletier

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Georges Pelletier est-il encore en vie ?

Non. Il est mort le 12 février 2024. Certaines biographies en ligne, plus anciennes, le disent encore en activité.

Où travaillait-il ?

À Paris (Belleville) dans les années 60, puis à Cannes à partir de 1973.

Quelle est sa pièce la plus célèbre ?

La lampe Soleil, en céramique ajourée, émaillée et dorée.